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Le
modèle économique en vigueur pour les réseaux
filaires traditionnels repose sur un schéma nécessitant
d’importants moyens, avec un retour sur investissement de
plusieurs années. Ce modèle implique donc la construction
des infrastructures par des groupes économiques de grande
taille, puis la distribution du service contre redevances. Le
modèle est parfois spéculatif.
Le
déploiement d’un réseau WiFi peut reposer
sur un autre schéma. Son caractère progressif
et le montant limité de l’investissement autorisent
un cofinancement du projet par les utilisateurs, dont les dépenses
seront limitées au prix d’une carte nodale (300 €)
ou d’une carte d’accès (100 €), acquises
auprès des fournisseurs habituels de la micro-informatique.
Cet investissement a pour contre-partie l’allègement
de la redevance d’utilisation, voire sa suppression.
Le
réseau d'accès à l'Internet à haut
débit peut se construire à l'image des services
publics de l'eau ou de l'électricité.
La
collectivité territoriale prend en charge les frais de
premier établissement, de manière à apporter
un service devenu indispensable au développement des activités
économiques ou au confort des habitants tandis que le fonctionnement
du réseau est financé par les redevances ou abonnements.
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Les
simulations économiques effectuées par ER-LAN laissent
apparaître un retour sur investissement à 2 ou 3
ans.
Cependant,
en zone rurale, les réseaux les plus rentables sont ceux
qui sont concentrés autour des bourgs. Les réseaux
les plus périphériques doivent donc bénéficier
par péréquation des revenus des réseaux plus
centraux, à condition que ceux-ci ne soient pas pris en
charge par un opérateur privé pour qui la péréquation
signifie évasion de ses bénéfices. De ce
fait, les collectivités locales ont tout intérêt
à aborder la question de l’aménagement du
territoire de manière globale, en incluant à leur
stratégie haut débit les zones périphériques
rentables.
Ainsi,
en devenant opérateur, comme les y invitent d’ailleurs
les pouvoirs publics, les collectivités pourront financer
l’équipement des zones rurales, structurellement
déficitaires, grâce aux bénéfices procurés
par les zones rentables.
L’accompagnement
financier prévu par l’État pour les trois
prochaines années constitue une occasion à saisir
pour optimiser le montage financier de l’opération.
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