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Petit glossaire des technologies haut débit

 

ADSL et SDSL
ADSL2+
Backbone

Bande passante
Boucle locale
Boucle Locale Radio (BLR)
Câble

CPL
Haut-débit
Re-ADSL
Satellite
UMTS
WiFi
WiMax

L'ADSL et le SDSL utilisent les fils du téléphone pour offrir des débits plus élevés (jusqu’à 6 Mb/s à proximité du central téléphonique) que les lignes téléphoniques normales (jusqu'à 64 Kb/s), avec un débit qui diminue quand la distance de raccordement augmente, et qui nécessite d'être à moins de 4 km du central téléphonique.
Cette limitation est souvent rédhibitoire pour les zones peu denses (zones rurales) ou les zones industrielles en périphérie des villes.

L’ADSL 2+ : arrivé cette année, c’est une nouvelle génération de l'ADSL qui dope les débits jusqu'à 25 Mb/s, mais définitivement limité à un rayon de 2 km autour du répartiteur.

RE-ADSL (Reach Extended ADSL) : cette technologie non encore aboutie devrait permettre d’offrir une couverture plus large que l’ADSL classique (1 km de gagné environ) mais avec des débits qui ne dépasseront pas 512 Kb/s.

Backbone : Partie centrale d'un gros réseau qui fait le lien entre deux ou plusieurs sous-réseaux et est le chemin primaire pour la transmission de données pour une grosse société. Un réseau peut avoir un backbone filaire ou un backbone sans fil.
 
Bande passante
: La quantité de capacité de transmission possible sur un réseau n'importe où à un certain moment. La bande passante disponible dépend de plusieurs paramètres comme la vitesse de transmission de données entre les systèmes connectés au réseau, le dépassement du réseau, le nombre d'utilisateurs, et le type de système utilisé pour connecter le PC au réseau. Cela ressemble à un tuyau car sa capacité est déterminée par sa taille : plus le tuyau sera large, plus on pourra y faire transiter de l'eau ; plus il y a de bande passante sur le réseau, plus on pourra y faire circuler des données. La norme 802.11b permet un débit de 11 Mbps ; 802.11a et 802.11g permet un débit de 54 Mbps.

Boucle locale. L'expression "boucle locale" désigne les lignes (fils de cuivre ou autres techniques, y compris les liaisons radio) qui relient l'abonné au central téléphonique.

La Boucle Locale Radio (BLR) désigne une liaison hertzienne avec l'installation chez l'utilisateur d'un émetteur-récepteur (une petite antenne sur son toit). Un émetteur-récepteur est placé en un point haut de la ville et dessert les abonnés. Le débit peut dépasser les 10 Mb/s, selon les équipements utilisés. La boucle locale radio est mise en œuvre par un opérateur qui doit être titulaire d'une licence.

Le câble s'appuie sur l'installation de linéaires de fibre optique ou métallique. Plusieurs architectures sont disponibles dont certaines ne permettent que la vidéo-distribution (schéma en arborescence) et pas la télécommunication. Des câbles sont ainsi installés pour desservir chaque logement à partir d'une tête de réseau. L'enfouissement des câbles pèse sur le coût de cette technique qui nécessite d’être rentabilisée par une forte densité d’abonnés. Il existe aussi des installations en façade.

CPL (Courant Porteur en Ligne) : permet de diffuser le débit Internet à travers les fils électriques d'un bâtiment ou d'un groupe de bâtiments. La technologie fonctionne bien mais est très sensible aux défauts des raccordements électriques. La solution est donc adaptée à la diffusion très locale, par exemple au sein d'un grand bâtiment pour éviter de nouvelles pose de câbles spécifiques.

Haut-débit : terme employé le plus souvent pour désigner toute connexion à Internet supérieure ou égale à 128 kilobits/seconde. Les informations sont alors transmises à une vitesse nettement supérieure à celle du réseau téléphonique classique. Mais il n’existe pas en fait de définition officielle du "haut débit" : certains retiennent comme débit "plancher" les performances de 2 mégabits/secondes, et la fonctionnalité d’accès permanent à un coût forfaitaire. Mais cette approche est très discutable. Les hauts débits d’aujourd’hui ne sont pas ceux de demain. Le haut débit des uns n’est pas suffisant pour d’autres. Et les hauts débits montants (de l’utilisateur vers le réseau) ne sont pas les hauts débits descendants (le téléchargement de fichiers vers les usagers). En fait, la notion de haut débit est évolutive et dynamique. Elle dépend des usages que l’on souhaite en faire : Quelques centaines de kilobits/seconde suffisent pour envoyer un e-mail sans fichier volumineux attaché, alors que regarder un film sur internet avec une qualité télévisuelle exige un débit d’au moins 1 mégabit/seconde.

La diffusion satellitaire qui présente de hauts débits en réception, mais des débits plus limités en émission (selon la taille de l'antenne parabolique). Elle nécessite l'installation d'une antenne parabolique chez l'utilisateur.

L'UMTS : les réseaux mobiles actuels sont conçus essentiellement pour fournir un service vocal à bas débit (GSM : 9 600 b/s soit 0,0096 Mb/s) ; les réseaux de troisième génération dont fait partie la norme UMTS permettront d’ici à 2005 aux utilisateurs d'accéder à une large gamme de services nouveaux, au premier rang desquels un accès rapide à Internet, grâce à l'introduction progressive de la communication à haut débit (2 Mb/s).

Le WiFi (abréviation de Wireless Fidelity) : désigne une technologie radio normalisée par l'IEEE -Institute of Electrical and Electronics Engineers- (IEEE 812.11b, et IEEE 812.11g) permettant de transmettre sans fil des données informatiques. Dans son principe initial, un modem est connecté à un accès Internet et diffuse des ondes par le biais d'une petite antenne sur un périmètre de quelques dizaines de mètres, permettant à tout ordinateur équipé d'une carte adaptée d'en profiter. L'utilisateur peut alors surfer sur le Web de manière totalement fluide (avec ce système, le débit entre l'ordinateur et le modem atteint 54 Mb/s).

L'ordinateur recevant le signal peut lui-même devenir émetteur (nœud ou node) et permettre ainsi l'extension de la couverture radioélectrique autour du nœud principal connecté (souvent un accès ADSL). C'est ainsi que se sont constitués des mini réseaux couvrant un îlot, un pâté de maison, voire une ville.

Un nombre croissant d’industriels et d’éditeurs de logiciels ont adopté cette norme qui permet d’échanger des données sans fil avec un débit de 11 à 54 Mbps et une portée qui dépend de la puissance des bornes. Cette portée peut s’étendre de 30 m à quelques centaines de mètres, voire quelques kilomètres avec une antenne spécifique. WiFi exploite la fréquence radio de 2,4 GHz.
Enfin, le réseau Wi-Fi offre une sécurité tout à fait équivalente au réseau filaire, pour peu que les dispositifs nécessaires soient activés.

Le WiMax : Le WiMAX (spécifications IEEE 802.16) espère concurrencer le WiFi en permettant de relayer une connexion partagée à haut débit (ADSL, fibre optique…) vers de multiples utilisateurs à 50 km à la ronde (portée théorique). Encore en phase d’expérimentation, cette technologie est annoncée comme étant susceptible d’offrir des débits allant jusqu’à 70 Mbit/s. Elle fonctionne sur la base de fréquences plus larges et soumises à licences de l’ART, contrairement aux fréquences utilisées par le WiFi qui sont libres de toute redevance.
Ce standard est prévu pour fonctionner dans des bandes de fréquences de 2 à 11 Ghz. Les premières expérimentations concernant cette norme devraient débuter en 2005.


 

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